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Engagement des jeunes

La reconnaissance et la valorisation des compétences développées en dehors du cadre formel sont un enjeu auquel il faut répondre. Que soit au cours de la formation initiale sous forme de crédits capitalisables, ou tout au long de la vie via le dispositif de validation des acquis de l'expérience (VAE), l'appareil de formation doit s'adapter pour mieux prendre en compte les compétences développées en dehors du cadre formel. La FAGE demande que la formation des bénévoles par les têtes de réseaux associatives fasse l'objet d'un soutien par les pouvoirs publics. Par ailleurs, le FAGE préconise que soient généralisés les dispositifs de reconnaissance et de valorisation des compétences acquises en dehors du cadre formel.

 

Une des réponses de l'État au désir d'engagement des jeunes est le dispositif du service civique. Depuis sa création en 2010, il a permis à plus de 40 000 jeunes de 16 à 25 ans de s'engager dans un projet d'intérêt général pour une période de six à douze mois. La FAGE fait partie des organisations qui, dès 2010, se sont fortement mobilisées pour déployer cette nouvelle forme d'engagement qui concernera 100 000 jeunes par an en 2017. Il est indispensable que le service civique soit massifié, franchisse un seuil critique et contribue ainsi à renforcer le contrat social.

 

Cette montée en puissance doit aller de pair avec une amélioration de la qualité du dispositif. En ce sens, la formation civique et citoyenne et l'accompagnement des jeunes, la formation des tuteurs et le développement d'un statut de volontaire en service civique sont essentiels à sa richesse et sa cohérence. Par ailleurs, le peu de moyens publics investis dans le contrôle des structures d'accueil ouvre la voix à des situations où les missions de volontariat sont dévoyées ; stages ou emplois déguisés sont des pratiques courantes malheureusement.

 

Conformément à l'objectif de mixité sociale défini dans la Loi, le service civique doit permettre à tout individu, quelle que soit sa condition, d'entrer dans le dispositif. Néanmoins une barrière financière fait obstacle à sa démocratisation et exclut d'emblée une partie des candidats potentiels. Bien qu'il existe des indemnités mensuelles, celles-ci ne permettent pas aux jeunes en situation d'indépendance vis-à-vis de leur famille de vivre décemment. Ainsi, un jeune reçoit 573,65 euros par mois, voire 680,15 euros s'il répond à certains critères, ce qui place cette situation en dessous du seuil de pauvreté relatif estimé, en 2010, pour une personne seule, à 803 euros.

 

En outre, la cohérence du service civique tient dans sa conformité aux besoins sociaux. Le législateur l'avait bien compris en permettant l'agrément de missions pour des périodes de six à douze mois. En ce sens, il est nécessaire que la durée des missions soit définie avec souplesse, c'est-à-dire en fonction du projet du jeune et de la structure qui l'accueille. A contrario, une trop grande rigidité mettrait à mal l'équilibre du service civique. Ainsi les contraintes budgétaires ne peuvent donner lieu à une situation où des missions de six mois deviendraient la règle.

 

La FAGE demande que la montée en puissance du service civique soit associée à une amélioration de l'environnement qualité du dispositif, à une meilleure indemnisation des volontaires et à davantage de souplesse dans la durée des missions, ainsi qu'a un développement des missions en mobilités.

 

 

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